Jeudi à Jazzablanca, l’artiste libano-américano-britannique Mika a clôturé la soirée devant un Anfa Park complet, après une programmation profondément marquée par la diffusion du quart de finale de Coupe du monde entre le Maroc et la France.
Le festival avait revu ses horaires et renforcé son dispositif avec des écrans géants supplémentaires afin de permettre au public de suivre la rencontre. La soirée s’est donc construite autour de cette parenthèse sportive, avec une première série de concerts avant le match, puis une reprise musicale plus tardive.
Hiromi et Charlotte Cardin ont ouvert la programmation à 19h30 sur deux scènes différentes. La pianiste japonaise a livré sur la Scène 21 un concert dominé par la virtuosité, la précision et l’improvisation. Sur la Scène Casa Anfa, Charlotte Cardin a installé un univers pop plus direct, soutenu par sa voix et sa relation naturelle avec le public.
La musique a repris après le match avec Fantastic Negrito. L’artiste américain a occupé la Scène 21 avec un mélange de blues, de soul et d’influences afro-américaines, porté par une interprétation intense et une présence scénique puissante.
Mika a ensuite pris possession de la Scène Casa Anfa pour refermer cette soirée à part. Devant un public encore traversé par l’émotion du match, il a déployé un concert pop coloré, généreux et construit pour la grande scène.
Son retour devant le public marocain s’est joué dans l’échange et l’énergie collective. Les festivaliers ont accompagné les chansons, donnant à cette dernière partie de soirée une dimension fédératrice. Dans un site affichant complet, Mika a ramené Anfa Park vers la fête et offert à Jazzablanca une clôture lumineuse.

