Jazzablanca a déroulé, mercredi 8 juillet, une soirée aux couleurs multiples, entre jazz instrumental, soul californienne, rythmes cubains et rap porté par des racines marocaines. Entre le Parc de la Ligue Arabe et Anfa Park, cette septième soirée a avancé par contrastes, sans perdre son fil.
Au Parc de la Ligue Arabe, AMG a donné le ton sur la scène gratuite. Le quartet français a défendu un jazz tendu et précis, construit autour du piano, des saxophones, de la contrebasse et de la batterie. Dans ce cadre ouvert, le concert a imposé une vraie densité instrumentale.
À Anfa Park, Shabaka a ouvert la Scène 21 dans un registre plus intérieur. Le musicien britannique a fait entendre un jeu traversé par le souffle, la rigueur et l’exploration sonore. Son passage a installé une parenthèse attentive, avant l’arrivée de Thee Sacred Souls.
Le groupe californien a ensuite fait basculer la scène vers une soul chaude et enveloppante. Nourrie de R&B, de références vintage et de lignes vocales tout en douceur, sa prestation a trouvé son équilibre dans les harmonies, le groove et une présence scénique sobrement généreuse.
Sur la Scène Casa Anfa, INO Casablanca vivait une première dans la métropole. L’artiste aux racines marocaines a livré un concert mouvant, entre rap, influences maghrébines, touches latines et éclats électroniques. Face à un public réceptif, il a inscrit sa prestation dans une énergie jeune, urbaine et fortement liée à Casablanca.
La soirée s’est achevée avec Gente de Zona, qui a emmené Anfa Park du côté de La Havane. Le duo cubain a fait monter la température avec un répertoire festif, entre reggaeton, accents caribéens et refrains familiers. Dans une ambiance fédératrice, le site a pris des airs de grande piste latine.

