La France a connu en juin 2026 le mois de juin le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés météorologiques, selon Météo-France. Le pays a été touché par une canicule précoce, durable et d’une intensité inédite.
La température moyenne nationale a atteint 22,7 degrés, soit 3,8 degrés au-dessus de la normale calculée sur la période 1991-2020. Ce niveau dépasse les précédents records de juin 2003 et de juin 2025.
Après une première moitié de mois proche des normales saisonnières, la chaleur s’est installée à partir du 17 juin avant de se maintenir jusqu’à la fin du mois. Les températures les plus élevées ont été observées entre le 22 et le 26 juin sur une grande partie du territoire.
Au pic de l’épisode, 72 départements ont été placés en vigilance rouge canicule, un niveau jamais atteint depuis la mise en place du dispositif d’alerte en 2004.
Les 24 et 25 juin ont également été les journées les plus chaudes jamais mesurées en France, tous mois confondus, avec un indicateur thermique national de 30 degrés. Le précédent record était de 29,4 degrés.
Les 40 degrés ont été franchis sur plus de 40 pour cent du territoire au moins une fois durant l’épisode. Des records absolus ou mensuels ont été relevés dans plusieurs régions, y compris dans le Grand Est, en Bretagne, en Normandie et sur la façade atlantique.
Les nuits ont elles aussi atteint des niveaux exceptionnels. Quatre des cinq nuits les plus chaudes jamais enregistrées en France se sont produites pendant cette canicule, avec une température minimale moyenne nationale de 22 degrés dans la nuit du 24 au 25 juin.
Météo-France souligne le caractère inédit de cet épisode par sa précocité et son intensité. L’établissement rappelle aussi que le changement climatique lié aux émissions humaines de gaz à effet de serre rend les vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses.

