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Le Maroc veut porter le tourisme d’affaires à 2,3 millions de visiteurs

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Le Maroc veut renforcer sa place sur le marché du tourisme d’affaires et des congrès. La ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, a indiqué mardi à la Chambre des conseillers que le Royaume vise 2,3 millions de touristes dans ce segment à l’horizon 2030.

Ce marché, connu sous l’appellation MICE, couvre les réunions, voyages d’incitation, conférences et expositions. Il occupe une place importante dans la feuille de route du tourisme, qui lui consacre une filière à part entière.

Fatim-Zahra Ammor a rappelé que le tourisme d’affaires contribue à renforcer l’attractivité des destinations, génère une forte valeur ajoutée et permet de réduire l’effet de saisonnalité dans l’activité touristique.

Le segment a connu une progression notable ces dernières années, avec des investissements dans plusieurs villes du Royaume. La capacité nationale dédiée au tourisme d’affaires atteint aujourd’hui 135.000 places, réparties entre différentes destinations.

Plusieurs projets d’infrastructures doivent accompagner cette ambition. À Agadir, un nouveau palais des congrès de 5.000 places doit ouvrir d’ici fin 2026. À Marrakech, un palais des congrès de niveau mondial est en cours de réalisation, avec une capacité de 20.000 places. Selon la ministre, cet équipement pourrait permettre à la ville de rejoindre les dix premières destinations mondiales du tourisme d’affaires.

Casablanca est également concernée. Un projet de palais des congrès y est à l’étude dans la perspective de 2030, avec des discussions encore en cours sur le choix du site et les partenariats nécessaires.

À Rabat, une convention a été signée pour la réalisation d’un centre d’exposition représentant un investissement de 700 millions de dirhams, financé par le ministère et les collectivités territoriales de la région.

Fatim-Zahra Ammor a souligné que ces projets demandent du temps, en raison de la mobilisation des financements, des investissements à engager et de l’exécution des travaux. Le ministère se dit prêt à examiner les propositions des régions disposant des atouts nécessaires pour développer ce segment et à leur apporter l’accompagnement requis.

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