Mawazine a confirmé, samedi soir, la puissance de lancement de sa 21e édition. Après une première soirée très suivie, le festival a enchaîné à Rabat et Salé avec une programmation large, portée par Major Lazer, Macy Gray, Stonebwoy, Senny Camara, Majid Al Mohandis, Aicha Maya et Rif Expérience.
La deuxième journée a fait circuler les publics entre plusieurs univers musicaux. Du Chellah à l’OLM Souissi, de Bouregreg à Nahda, en passant par le Théâtre National Mohammed V et la scène de Salé, le festival a proposé une traversée entre électro, soul, musiques africaines, chanson arabe et répertoires marocains.
Au Chellah, Senny Camara a ouvert la soirée dans un registre plus intimiste. L’artiste sénégalaise a porté le public vers un moment suspendu, entre kora, poésie musicale et héritage africain revisité.
Au Théâtre National Mohammed V, Macy Gray a imposé son timbre singulier et son univers entre soul, R&B, funk et pop. Dans une ambiance plus feutrée, la chanteuse américaine a livré une prestation généreuse, fidèle à l’esprit de cette scène dédiée aux grandes voix internationales.
L’OLM Souissi a changé de tempo avec Major Lazer. Le collectif a transformé le site en vaste piste à ciel ouvert, mêlant électro, dancehall, afrobeats et sonorités urbaines. Le public a répondu avec une énergie massive, confirmant le rôle de cette scène dans les grands moments populaires de Mawazine.
À Bouregreg, Stonebwoy a porté les couleurs de l’afro-dancehall. L’artiste ghanéen a livré un concert puissant, nourri de reggae, de dancehall et d’afrobeats, dans une communion directe avec les festivaliers.
La scène Nahda a accueilli Majid Al Mohandis pour une soirée dominée par l’émotion. Très attendu au Maroc, l’artiste irakien a retrouvé un public qui a repris ses titres en chœur, dans une atmosphère chaleureuse et dense.
À Salé, Aicha Maya et Rif Expérience ont donné une place forte aux expressions marocaines. Entre rythmes amazighs, accents populaires et sonorités du Nord, les deux propositions ont rappelé la diversité musicale du Royaume et l’ancrage local du festival.
Cette deuxième soirée a confirmé l’identité de Mawazine, construite autour du dialogue entre les scènes et les cultures. En une seule journée, le festival a réuni des esthétiques venues des États-Unis, du monde arabe, d’Afrique de l’Ouest et du Maroc, avec une même réponse du public.
Jusqu’au 27 juin, Rabat et Salé poursuivent cette édition avec une programmation qui mêle têtes d’affiche internationales, grandes voix arabes, artistes africains et figures de la scène marocaine. Mawazine garde ainsi son rôle de rendez-vous populaire et ouvert, où la musique circule d’une scène à l’autre sans perdre son pouvoir de rassemblement.

