Jaylann s’apprête à retrouver la scène de Mawazine avec un concert qu’elle présente comme l’un des plus importants de son parcours. L’artiste marocaine, de son vrai nom Khawla Moujahid, se produira dimanche soir sur la scène Nahda, dans le cadre de la 21e édition du festival Mawazine Rythmes du Monde.
Lors de la conférence de presse organisée avant son concert, la chanteuse a annoncé un spectacle ambitieux, porté par un dispositif chorégraphique entièrement marocain. Elle promet un show d’envergure, marqué par un nombre inédit de danseurs et par un travail particulier sur les arrangements musicaux.
Cette deuxième participation à Mawazine a une portée personnelle pour l’artiste. Onze ans après sa première apparition au festival, Jaylann dit revenir avec l’envie de concrétiser un rêve d’enfance, celui de la « petite Khawla ».
Le concert proposera aussi un tableau consacré à la musique gnaoua, avec la participation du maâlem Ayoub. Jaylann affirme vouloir continuer à intégrer cette tradition dans ses prestations, tout en gardant une ouverture sur d’autres styles et une identité artistique qui lui est propre.
La chanteuse revendique aujourd’hui un univers plus affirmé. Elle estime avoir trouvé un style en phase avec sa personnalité, nourri par l’esprit de Tamaghrabit. Une orientation qui se retrouve autant dans ses choix musicaux que dans son rapport à l’image et à la scène.
Jaylann assure également vouloir éviter l’imitation. Sa passion pour la mode et le travail mené avec son équipe l’aident, selon elle, à construire une signature visuelle et artistique cohérente.
Le succès de « Ha Wlidi » a marqué un tournant dans sa carrière. L’artiste reconnaît que ce titre a renforcé les attentes du public, mais dit ne pas en avoir peur, préférant inscrire cette réussite dans une continuité de travail.
Elle a aussi exprimé son souhait de collaborer avec des artistes africains, citant l’intérêt déjà manifesté par certains d’entre eux, dont le Ghanéen Stonebwoy. Jaylann a enfin salué le rôle de son époux, l’artiste et compositeur Abdelilah Arraf, connu sous le nom de Beethoven, qui l’accompagne depuis ses débuts.

