Le ministère de l’Agriculture accompagne la réorganisation des circuits de distribution du cheptel destiné au sacrifice, avec l’objectif de réduire le nombre d’intermédiaires et de limiter les marges bénéficiaires injustifiées. Ahmed El Bouari l’a affirmé lundi à la Chambre des représentants, lors d’une réponse consacrée aux préparatifs de l’Aïd Al Adha.
Le ministre a expliqué que cette démarche vise à préserver un équilibre entre les intérêts des éleveurs et des engraisseurs, d’un côté, et le pouvoir d’achat des consommateurs, de l’autre.
Le département poursuit, selon lui, un programme intégré destiné à garantir l’approvisionnement des marchés en ovins et caprins dans de bonnes conditions. L’offre nationale disponible pour l’Aïd Al Adha est estimée à 9 millions de têtes, alors que la demande attendue se situe entre 6 et 7 millions.
Sur le plan sanitaire, Ahmed El Bouari a assuré que les opérations de suivi menées par les services vétérinaires de l’ONSSA confirment le bon état du cheptel, exempt de maladies contagieuses. À ce jour, 162.000 exploitations d’élevage et d’engraissement ont été recensées.
Les contrôles se poursuivent également sur les aliments pour bétail, l’eau et les médicaments vétérinaires. Près de 3.300 opérations de contrôle ont été menées sur le terrain, avec prélèvement d’échantillons pour analyse. Les commissions mixtes associant le ministère, les autorités locales et la Gendarmerie Royale ont établi 10 procès-verbaux d’infraction.
Pour renforcer les points de vente, le ministère a aménagé 43 marchés temporaires en zones urbaines. À l’échelle nationale, 573 marchés de vente de bétail sont mobilisés, dont 454 équipés par les collectivités territoriales, en plus de 76 points de vente dans les grands marchés et de circuits de vente directe.
Ahmed El Bouari a aussi souligné que le cheptel national a retrouvé son équilibre dans un délai jugé rapide, grâce au programme de reconstitution, à l’amélioration des conditions climatiques et aux naissances automnales et printanières.
Le ministère affirme poursuivre la coordination avec les différents intervenants afin d’assurer le bon déroulement de cette période, marquée chaque année par une forte demande sur les ovins et caprins.

