Le Festival international du cinéma africain de Khouribga consacrera un temps fort de sa 26e édition aux mutations provoquées par les plateformes numériques dans le cinéma africain. Prévu du 30 mai au 6 juin, le FICAK organisera un colloque autour du thème Les productions cinématographiques africaines à l’épreuve des plateformes de diffusion numérique.
Placée sous le Haut Patronage de S.M le Roi Mohammed VI, cette édition entend interroger les transformations qui touchent la production, la distribution et la consommation des œuvres filmiques. L’essor du streaming a profondément modifié les équilibres du secteur audiovisuel mondial, en imposant de nouveaux modes d’accès aux films et de nouvelles logiques de visibilité.
Le colloque réunira chercheurs, critiques, réalisateurs, producteurs et professionnels du cinéma venus d’Afrique et d’ailleurs. Les échanges porteront sur la place des productions africaines dans cet environnement numérique, mais aussi sur les conditions de leur diffusion, de leur valorisation et de leur maîtrise par les créateurs du continent.
Au-delà des enjeux techniques et économiques, le débat posera une question plus large, celle de l’indépendance de l’imaginaire africain. Les organisateurs veulent ouvrir une réflexion sur la capacité du continent à préserver ses récits, ses regards et ses représentations dans un paysage dominé par de grandes plateformes internationales.
Cette réflexion s’inscrit dans la vocation du FICAK, qui reste l’un des espaces de dialogue les plus importants autour du cinéma africain. En plaçant cette thématique au cœur de son programme, le festival confirme son rôle de lieu d’analyse des défis contemporains du septième art africain.
À Khouribga, le rendez-vous réunira ainsi créateurs et universitaires autour d’un même enjeu, penser l’avenir de l’image africaine à l’heure du numérique, sans perdre de vue la nécessité de défendre une parole cinématographique propre au continent.

