La 25e édition du Festival international des musiques traditionnelles du monde de Volubilis s’est ouverte mercredi soir sur le site archéologique de Volubilis, avec un concert de la soprano Samira El Kadiri. Intitulée D’une rive à l’autre, la soirée a mis en lumière le patrimoine arabo-andalou dans un cadre chargé d’histoire, entre les vestiges de Oualili et les reliefs du Jbel Zerhoun.
Portée par une voix nourrie de culture méditerranéenne, Samira El Kadiri a proposé un voyage musical où se croisent mémoire, spiritualité et héritage arabo-andalou. Le public a suivi une prestation marquée par la richesse des sonorités marocaines, andalouses et méditerranéennes, dans une atmosphère où le lieu donnait à la musique une résonance particulière.
Aux côtés de la chanteuse flamenco Rocío Márquez, la soprano marocaine a construit un dialogue entre les deux rives de la Méditerranée. Cette rencontre a donné au concert une dimension à la fois poétique et patrimoniale, fidèle à l’esprit du festival, qui place le croisement des cultures au cœur de sa programmation.
La soirée inaugurale a également été animée par le groupe Oulad Shim, consacré à la musique aïssaouie, sous la direction du maestro Hamid Bouhlal. Elle s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, et du gouverneur de la préfecture de Meknès, Abdelghani Sabbar.
Placée sous le Haut Patronage de S.M le Roi Mohammed VI, cette édition a rendu hommage à quatre figures ayant contribué à la préservation et au rayonnement des arts patrimoniaux marocains. Mohamed Hamadi, membre du groupe Lamchaheb, Hamid El Qasri, figure de l’art gnaoui, Mimoun Ourhou, voix amazighe du Moyen Atlas, et Hamid Bouhlal ont été mis à l’honneur.
Le festival se poursuit à Volubilis, Meknès et Moulay Idriss Zerhoun avec plus de soixante soirées artistiques. La programmation réunit des artistes et troupes traditionnelles du Maroc, mais aussi d’Espagne, du Pérou, de France, de Côte d’Ivoire et du Brésil.
Les spectacles investiront plusieurs scènes, dont la place administrative, la place Lahdim, le cinéma Rif et le complexe culturel Moulay Idriss Zerhoun. À travers cette édition, le festival poursuit sa mission de valorisation du patrimoine immatériel, de promotion de la création artistique et d’ouverture sur les cultures du monde.

