Le Québec a enregistré une légère baisse de sa population en 2025, après trois années de croissance particulièrement soutenue. Au 1er janvier 2026, la province comptait 9,03 millions d’habitants, selon les données de l’Institut de la statistique du Québec.
Le recul reste limité, avec 9.600 personnes de moins sur un an, soit une diminution de 0,1 %. Mais il marque une rupture après la forte progression observée entre 2022 et 2024, période durant laquelle l’immigration temporaire avait largement contribué à la hausse démographique.
L’évolution de 2025 s’explique notamment par la baisse du nombre de résidents non permanents. Leur effectif est provisoirement estimé à 514.050 personnes au 1er janvier 2026, contre 565.450 un an plus tôt. Le Québec compte donc 51.400 résidents temporaires de moins, un mouvement également observé dans le reste du Canada.
L’immigration permanente, elle, a légèrement progressé. La province a accueilli 60.150 nouveaux résidents permanents en 2025, contre 59.400 en 2024. Cette hausse n’a toutefois pas suffi à compenser le recul de l’immigration temporaire ni le solde naturel négatif.
Pour la deuxième année consécutive, les décès ont été plus nombreux que les naissances. Le Québec a enregistré 78.200 naissances en 2025, soit 800 de plus qu’un an auparavant, tandis que les décès ont atteint 80.450, en hausse de 2,1 %.
La fécondité demeure à un niveau bas, malgré une très légère remontée. L’indice s’établit à 1,36 enfant par femme, après un creux historique de 1,35 en 2024. L’âge moyen des mères à la naissance d’un premier enfant atteint désormais 30,2 ans, confirmant la tendance à une maternité plus tardive.
Malgré cette stagnation démographique, l’espérance de vie au Québec reste élevée. Elle atteint 84,4 ans chez les femmes et 81,1 ans chez les hommes, un niveau supérieur à celui observé dans le reste du Canada, selon l’Institut de la statistique du Québec.

