Le Canada connaît un net recul du nombre d’étudiants étrangers, tombé à son plus bas niveau depuis la période de la pandémie de Covid-19. Selon une étude de Statistique Canada, les effectifs sont passés d’environ 428.000 étudiants en 2023-2024 à près de 304.000 cette année, soit une baisse de 124.000 personnes.
La contraction touche fortement les universités et les collèges, où le nombre d’étudiants internationaux a diminué de près de 29 %. Les programmes collégiaux ont d’abord enregistré un repli limité en 2024-2025, avant une chute beaucoup plus marquée en 2025-2026, estimée à 40 %.
Les cycles universitaires supérieurs sont également concernés. La baisse atteint 18 % au baccalauréat et à la maîtrise, tandis que le doctorat recule de 11 %. Statistique Canada relève aussi une diminution importante des nouvelles cohortes à partir de l’année académique 2024-2025, avec un recul de plus de 50 % des nouvelles inscriptions sur deux ans à l’échelle nationale.
La tendance varie selon les régions, mais le mouvement reste général. Le Québec affiche une baisse de 14 %, l’Ontario de 36 %, les Prairies de 17 % et la Colombie-Britannique de 24 %. Ces chiffres traduisent un ralentissement profond de l’attractivité canadienne auprès des étudiants internationaux.
Cette évolution intervient alors que le gouvernement fédéral cherche à réduire le nombre de résidents temporaires admis dans le pays. L’objectif annoncé prévoit de passer de 673.650 admissions en 2025 à 385.000 en 2026, puis à 370.000 pour les deux années suivantes.
Les étudiants internationaux devraient être parmi les plus touchés par ces nouvelles restrictions. Selon un rapport de la banque RBC, les admissions dans cette catégorie devraient être divisées par deux par rapport à 2025 et se maintenir autour de 150.000 par an au cours des trois prochaines années.

