Au premier trimestre 2026, le marché du travail marocain comptait 27,8 millions de personnes en âge de travailler, selon la note d’information du Haut-Commissariat au Plan.
La main-d’œuvre, qui regroupe les personnes occupant un emploi rémunéré et les chômeurs au sens strict, s’est établie à 11,617 millions de personnes. Le taux de participation à la main-d’œuvre a atteint 41,8 % à l’échelle nationale.
Les niveaux de participation les plus élevés ont été relevés chez les 25-34 ans et les 35-44 ans, avec des taux presque identiques, respectivement de 56,7 % et 56,5 %.
Le nombre de personnes disposant d’un emploi rémunéré s’est établi à 10,364 millions. Le taux d’emploi rémunéré a atteint 37,3 %, avec un niveau plus marqué chez les 35-44 ans, à 52,8 %, devant les 25-34 ans, à 47,6 %.
Les services demeurent le premier secteur employeur. Ils regroupent 5,085 millions de personnes, soit 49,1 % de l’ensemble des actifs occupés rémunérés.
Le chômage au sens strict s’est établi à 10,8 %. Le HCP relève aussi plusieurs indicateurs élargis de tension sur le marché du travail. Le taux combinant chômage strict et sous-emploi lié à la durée du travail a atteint 16,6 %, tandis que celui associant chômage strict et main-d’œuvre potentielle s’est situé à 17,1 %. L’indicateur composite de sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui agrège chômage strict, sous-emploi lié au temps de travail et main-d’œuvre potentielle, ressort à 22,5 %.
Six régions ont enregistré un taux de participation à la main-d’œuvre supérieur à la moyenne nationale. Dakhla-Oued Ed-Dahab arrive en tête avec 63,9 %, devant Tanger-Tétouan-Al Hoceima, à 46,4 %, Casablanca-Settat, à 45,6 %, Laâyoune-Sakia El Hamra, à 43,1 %, Rabat-Salé-Kénitra, à 42,6 %, et Marrakech-Safi, à 42,2 %.
Les taux de chômage les plus élevés ont été observés à Laâyoune-Sakia El Hamra, avec 20,3 %, dans l’Oriental, avec 14,9 %, à Guelmim-Oued Noun, avec 14,8 %, ainsi qu’à Fès-Meknès, avec 14,2 %.

