L’écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani a souligné, mercredi à Madrid, la profondeur des liens historiques et culturels entre le Maroc et l’Espagne. En marge de sa résidence littéraire au Musée du Prado, elle a mis en avant un patrimoine commun, nourri par des siècles de circulation, d’échanges et d’influences entre les deux rives.
L’auteure a insisté sur les proximités qui traversent les deux pays, dans les langues, les mémoires, les sensibilités artistiques et les héritages culturels. Elle a appelé à renforcer les échanges humains, notamment auprès des jeunes générations, afin de mieux faire connaître cette histoire partagée et de consolider les passerelles entre les sociétés.
Leïla Slimani a également évoqué la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, comme un moment propice au rapprochement des peuples. Selon elle, cet événement peut contribuer à valoriser un imaginaire commun et à donner une nouvelle visibilité aux liens unissant les trois pays.
Née au Maroc, l’écrivaine consacre une part importante de son œuvre aux transformations sociales et culturelles du Royaume. Ses romans abordent les trajectoires familiales, les mutations intimes et les évolutions d’une société marocaine contemporaine traversée par l’histoire.
Sa trilogie composée de Le Pays des autres, Regardez-nous danser et J’emporterai le feu s’inscrit dans cette démarche. À travers cette fresque, Leïla Slimani explore plusieurs périodes de l’histoire du Maroc et participe au rayonnement de la littérature marocaine sur la scène internationale.
À Madrid, elle a aussi défendu le rôle de la culture et de la création artistique comme espaces de dialogue entre les peuples. Sa participation intervient dans le cadre du programme Écrire le Prado, une initiative qui met en relation la création contemporaine et le patrimoine artistique, tout en favorisant les échanges culturels entre différents horizons.

