Le Maroc dispose des leviers nécessaires pour s’imposer comme un point de passage majeur du transport aérien international. Dans un article publié mercredi, le quotidien français Ouest France met en avant le potentiel du Royaume pour relier l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Nord.
Au cœur de cette dynamique, le hub de Casablanca apparaît comme un atout structurant. Sa position géographique, à la croisée de plusieurs axes aériens, place le pays dans une configuration jugée favorable pour capter une part croissante du trafic intercontinental. Le Maroc se distingue ainsi par sa proximité immédiate avec l’Europe, son ancrage africain et sa relative proximité avec le continent américain.
Le développement du transport aérien repose également sur les capacités de Royal Air Maroc. La compagnie nationale, initialement tournée vers le transport de la diaspora et des touristes, a progressivement élargi ses ambitions pour se positionner comme un acteur global, capable d’assurer des liaisons entre plusieurs continents et d’absorber un volume croissant de passagers.
Cette évolution s’appuie sur des investissements importants engagés par les autorités marocaines. L’objectif affiché consiste à porter la capacité d’accueil annuelle des aéroports du pays de 30 à 80 millions de passagers à l’horizon 2030, dans la perspective notamment de la Coupe du Monde 2030.
À Aéroport Mohammed V, des infrastructures modernisées et l’extension des terminaux doivent accompagner cette montée en puissance. Ce dispositif vise à consolider le rôle du Maroc comme plateforme de correspondance entre plusieurs régions du monde, dans un contexte de concurrence accrue entre hubs internationaux.

