Une grève de grande ampleur sur le réseau du métro londonien perturbe fortement les déplacements dans la capitale britannique, avec près de la moitié des services suspendus mardi après-midi.
Le mouvement, lancé par le syndicat RMT, a débuté à midi et doit se poursuivre pendant vingt-quatre heures, avant un nouveau débrayage prévu jeudi.
Selon Transport for London, environ 50 % des services du métro n’étaient plus assurés en début d’après-midi, plusieurs lignes fonctionnant uniquement de manière partielle.
Cette situation a provoqué de fortes congestions dans le centre de Londres, les usagers se reportant massivement sur les bus, les vélos en libre-service et les services de transport privés.
La demande de vélos partagés a progressé de 14 % au cours de la journée, une hausse déjà observée lors des précédents mouvements sociaux dans la capitale britannique.
Les conséquences économiques commencent également à se faire sentir, notamment dans les secteurs du commerce et de la restauration, très dépendants des flux de clients dans Londres.
Dans la City, plusieurs grandes entreprises comme Amazon et JPMorgan ont assoupli leurs règles internes afin de permettre à leurs salariés de télétravailler.
La grève intervient dans un contexte de tensions autour de la réorganisation du temps de travail. Le syndicat RMT rejette notamment des projets susceptibles d’allonger les journées de travail malgré une réduction du temps hebdomadaire.
Ce mouvement est le plus important depuis la grève de septembre dernier, qui avait quasiment paralysé l’ensemble du réseau de transport souterrain londonien.

