À Casablanca, la mer s’invite au cœur des débats à l’occasion de la 15e édition des Journées du Patrimoine, qui se tiennent du 13 au 19 avril. Une rencontre organisée à la faculté des Lettres de Ben M’Sik a permis de revisiter le lien historique entre la métropole et son littoral, à travers ses dimensions économiques, culturelles et sociales.
Les échanges ont mis en lumière l’évolution de la relation des Casablancais avec l’océan, depuis l’époque du Protectorat jusqu’à aujourd’hui. L’historien Mustapha Ezzair a notamment évoqué le rôle central de la pêche maritime dans le développement de la ville, rappelant l’importance des infrastructures mises en place dès les années 1930, à l’image du port de pêche ou des structures de formation dédiées.
L’essor de l’industrie halieutique a profondément transformé Casablanca, passant d’une activité artisanale à un secteur structuré intégrant pêche, transformation et commercialisation. Cette dynamique s’est accompagnée d’une hausse notable de la consommation de poisson, portée par l’amélioration des circuits de distribution et des équipements de conservation.
De son côté, Khalid Sarhrouni a braqué les projecteurs sur le patrimoine maritime de la ville, en s’attardant sur les phares emblématiques d’El Hank et des Roches Noires. Ces édifices, ancrés dans le paysage casablancais depuis plus d’un siècle, témoignent du rôle stratégique du littoral dans la sécurisation des activités portuaires.
Portées par l’association Casamémoire, les Journées du Patrimoine confirment l’intérêt croissant des habitants pour l’histoire de leur ville. Cette édition, placée sous le thème de la relation entre Casablanca et l’Atlantique, s’inscrit dans une dynamique collective visant à valoriser un héritage urbain et architectural en constante redécouverte.

