Le groupe Google annonce un ajustement de son assistant d’intelligence artificielle Gemini, avec l’objectif de limiter les usages susceptibles de créer une forme de dépendance chez les plus jeunes. Cette évolution intervient dans un contexte de préoccupations croissantes autour des interactions entre adolescents et outils d’IA générative.
Parmi les mesures introduites, l’assistant ne pourra plus adopter un comportement assimilable à celui d’un humain. Il lui est notamment interdit de se présenter comme une personne ou de simuler des traits émotionnels susceptibles de renforcer un lien d’attachement. Le dispositif vise aussi à éviter les formulations qui pourraient suggérer une proximité ou une relation intime avec l’utilisateur.
Ces ajustements répondent aux inquiétudes exprimées par plusieurs acteurs, dont l’ONG Common Sense Media, qui alertent sur l’usage de ces technologies comme substituts relationnels. Une étude menée en 2025 indiquait qu’une part significative d’adolescents utilisait déjà ces outils pour des interactions sociales.
Dans ce contexte, certaines plateformes comme Character.AI ou Replika ont été pointées du doigt pour leur fonctionnement reposant sur des logiques de compagnonnage virtuel.
Google a également intégré de nouveaux mécanismes liés à la santé mentale. Si des signaux préoccupants sont détectés dans les échanges, l’utilisateur sera orienté vers des dispositifs d’aide, en ligne ou par téléphone. L’entreprise insiste sur le fait que son assistant ne peut en aucun cas se substituer à un accompagnement professionnel.
Avec ces ajustements, Google cherche à encadrer davantage l’usage de ses outils d’intelligence artificielle, tout en répondant aux préoccupations liées à leur impact sur les publics les plus jeunes.

