À Tanger, les spécialistes appellent à repenser la prise en charge du diabète de type 2. Réunis lors d’un symposium organisé par la Société marocaine de diabétologie, en partenariat avec Boehringer Ingelheim, les experts ont plaidé pour une approche élargie intégrant les risques cardiovasculaires et rénaux.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du 3e Congrès national du diabète, qui se tient du 26 au 29 mars, et rassemble des intervenants marocains et internationaux autour des évolutions scientifiques liées à cette pathologie.
Pour Jamal Belkhadir, les avancées thérapeutiques récentes offrent de nouvelles perspectives. Il met en avant l’association de certaines molécules permettant d’améliorer l’équilibre glycémique tout en réduisant les complications cardiovasculaires.
Le spécialiste rappelle que le diabète concerne plus de 2,8 millions de Marocains, dont une part importante ignore sa maladie. Ces nouvelles approches permettraient de simplifier les traitements, tout en limitant les risques d’hypoglycémie et en maîtrisant le poids.
De son côté, Sonia Abahou souligne un changement de paradigme. La prise en charge ne se limite plus au contrôle du taux de sucre dans le sang, mais intègre désormais un suivi global du patient, incluant les dimensions cardiovasculaire, rénale, oculaire et podologique.
Le congrès, marqué par la participation d’experts issus d’organisations internationales, vise à rapprocher les pratiques nationales des standards internationaux. Il constitue également un espace d’échange autour des innovations thérapeutiques et de leur accessibilité.
À travers ces discussions, les spécialistes entendent améliorer la prévention et la gestion du diabète de type 2, une pathologie en progression qui représente un enjeu majeur de santé publique.

