Dans l’écrin du Palais Bahia, la musique soufie a trouvé mercredi soir un cadre à sa mesure. Le concert Jinān Al Andalus a rassemblé un public venu célébrer l’héritage culturel partagé entre le Maroc et l’Andalousie.
La soirée s’inscrivait dans le programme des Nuits du Ramadan porté par l’Institut Cervantes en partenariat avec l’Ambassade d’Espagne au Maroc. Sous la direction du violoniste Hamid Ajbar, l’ensemble a revisité des qasidas mystiques et des muwashahat inspirés de figures telles qu’Ibn Arabi, Rabia Al Adawiyya, Shushtari, Harrak et Busayri.
Les sonorités andalouses et orientales ont entraîné l’assistance dans une traversée musicale reliant Cordoue et Grenade aux terres du Maghreb et jusqu’à Damas, à travers une diversité de rythmes et de maqâmât propres à chaque tradition.
Le directeur de l’Institut Cervantes de Marrakech, Miguel Ángel Sanjosé Ribera, a mis en avant le rôle de la culture et de la musique comme passerelles entre les sociétés, saluant l’harmonie entre la portée spirituelle du concert et l’esthétique du lieu.
Hamid Ajbar a, pour sa part, exprimé sa satisfaction de se produire dans la Cité Ocre et de rendre hommage aux poètes andalous en partageant leur héritage avec le public marocain.
À ses côtés, Aziz Samsaoui au qanûn et à la direction artistique, Fathi Ben Yakoub au violon, Mouhssine Koraichi au oud et Khalid Ahaboune aux percussions ont accompagné cette soirée placée sous le signe du dialogue des cultures. Les Nuits du Ramadan poursuivent ainsi leur cycle de rendez vous dédiés à la musique spirituelle et andalouse, avec l’appui des acteurs culturels de la région Marrakech Safi.

