L’année 2025 se classe sans équivoque parmi les trois plus chaudes jamais enregistrées, a confirmé mercredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM) depuis Genève. Ce nouveau seuil vient prolonger une série inédite de records, marquant la onzième année consécutive de températures globales exceptionnellement élevées.
L’agence onusienne s’est appuyée sur huit bases de données indépendantes pour établir ce constat. Dans deux d’entre elles, 2025 arrive au deuxième rang des années les plus chaudes. Dans les six autres, elle occupe la troisième place. La température moyenne mondiale a dépassé de 1,44 °C les niveaux de l’ère préindustrielle, avec une marge d’incertitude de ± 0,13 °C.
La moyenne consolidée sur la période 2023-2025 atteint, elle, 1,48 °C au-dessus de la référence historique. Les trois dernières années sont donc les plus chaudes jamais relevées, tous jeux de données confondus.
Dans ce contexte, le phénomène climatique La Niña, présent en début et fin d’année, n’a pas suffi à freiner la hausse. « Malgré ce refroidissement naturel, 2025 figure parmi les années les plus chaudes jamais mesurées, en raison de l’accumulation continue de gaz à effet de serre », a déclaré la Secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo. Elle a souligné que cette chaleur persistante sur les continents et les océans a contribué à l’intensification d’événements météorologiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, les précipitations intenses ou les cyclones tropicaux.
L’OMM insiste sur l’urgence de renforcer la coopération scientifique internationale, et sur le rôle clé que jouent les données partagées dans l’anticipation des risques et la mise en place de systèmes d’alerte précoce fiables.
Les océans confirment eux aussi la tendance. Une étude publiée dans la revue Advances in Atmospheric Sciences révèle que la chaleur emmagasinée dans les 2 000 premiers mètres de l’océan mondial a encore augmenté en 2025. L’écart avec 2024 atteint 23 zettajoules, soit près de 200 fois la production annuelle mondiale d’électricité.
Même en légère baisse par rapport à l’année précédente, la température moyenne de la surface océanique reste la troisième plus élevée jamais mesurée. Un signal supplémentaire du réchauffement durable du système climatique.




